Communisme History X

Histoire du communisme

20 septembre 2006

Signez la pétition

 

ch

http://www.PetitionOnline.com/comhistx/petition.html

En Janvier 2006, la résolution 1481 du Conseil de l'Europe condamnait officiellement les crimes commis par "les régimes communistes totalitaires". Suite à cette résolution, un groupe de députés a présenté une proposition de loi visant à établir une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes.

 

Les crimes des régimes communistes sont encore trop souvent banalisés et ignorés par les français. Pourtant, au XXeme siècle, tous les régimes communistes sans aucune exception ont violé les principes de la démocratie parlementaire et des droits de l'homme. Ces régimes pratiquaient la déportation, la torture, la terreur et les assassinats collectifs par la famine ou le travail forcé dans des camps de concentration. De l'URSS, à la Corée du Nord, en passant par la Chine, les régimes communistes sont responsables de 85 millions de morts.

 

Ces crimes ne sont pas le fruit du hasard, mais de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. Pour Marx "les droits de l'homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise". Cette idéologie a motivé de nombreuses violations des libertés individuelles, ainsi que l'extermination des groupes d'individus considérés comme hostiles aux régimes communistes.

 

Contrairement au régime national¬socialiste, les régimes communistes n'ont pas été jugés et condamnés par un tribunal international. Par ailleurs, des partis politiques qui étaient proches de l'URSS il y a plusieurs décennies participent aujourd'hui à des gouvernements. Ceci explique sans doute la tolérance des français à l'égard des régimes communistes.

 

La banalisation des crimes commis par les régimes communistes est un danger pour les générations futures et une atteinte à la dignité des familles de victimes qui sont venues trouver refuge en France. La condamnation de tous les crimes est un élément indispensable à l'éducation des futurs citoyens.

 

Par conséquent, nous, soussignés, demandons aux candidats aux élections présidentielles et législatives de s'engager en faveur de l'établissement d'une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes.

 

Add to Technorati Favorites

Posté par WebB à 16:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Citations

Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. Salvador Allende

On ne peut pas être à la fois communiste, intelligent et honnête - Raymon Aron

L'économie socialiste ne garantit ni la démocratie ni la liberté individuelle. J'ai eu l'idée naïve qu'en l'absence de e capitaliste, il n'y aurait aucun intérêt à l'exploitation d'une e par une autre. Il était devenu évident que cette vision n'était pas vraisemblable. Le défaut le plus grave était la possibilité que le socialisme, en concentrant le contrôle de l'économie dans l'appareil d'Etat, facilitât l'autoritarisme ou même le rendît inévitable. - Kenneth Arrow

Je conviens sans nulle difficulté que la politique de l'Etat soviétique est conduite par un homme extraordinaire. Staline est un homme de génie. Il est génial par ses dimensions, par sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins. - Léon Blum

L'humanisme de Staline était profond, lucide, réaliste, et avant tout imprégné de véritable bonté, au sens plein de ce mot. - Marcel Cachin

Le marxisme ne peut fabriquer que des esclaves. - Albert Camus

Le multipartisme est une multicochonnerie. - Fidel Castro

Si le communisme ne devait pas conduire à la création d'un homme nouveau, il n'aurait aucun sens - Ernesto Che Guevara

Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour. - Paul Eluard

La faiblesse des démocraties dans les sociétés post-communistes ne vient pas de ce qui s'est passé avant leur entrée dans le communisme. Le fait fondamental a été la suppression de l'économie de marché, suppression qui détruit les rapports entre les hommes. Le communisme était fondé sur la passivité de la société. Il arrive à l'humanité de s'engager dans des voies sans issues: le communisme était l'une d'elles. Bronislaw Geremek   

C'est commettre une erreur sur la nature des partis communistes que de les considérer comme des partis semblables aux autres. Aux voix que l'électoralisme permet d'engranger, les communistes préfèrent l'influence que leur gagne le noyautage des administrations. Ils appellent de leurs vœux une politique d'étatisation, de nationalisation et de dirigisme qui les met à même de s'introduire dans la bureaucratie nouvelle. - René Gillouin

Le Parti n'a pas raison parce que la doctrine est vraie, la doctrine est vraie parce que le Parti a toujours raison. - Etienne Gilson

Il y a plus de choses qui nous lient au communisme que des choses qui nous en séparent dit-il un jour à Hermann Rauschning. Il y a par-dessus tout le sentiment révolutionnaire. J’en ai toujours tenu compte et j’ai donné des ordre pour que les anciens communistes soient admis au Parti aussitôt. Le social-démocrate et le syndicaliste petit-bourgeois ne seront jamais nationaux-socialistes, mais le communiste le sera toujours. - Adolphe Hitler

Nous nous situons complètement dans le prolongement de Marx - Robert Hue (PCF)

Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession - Lénine

En détruisant l'économie paysanne attardée, la famine nous rapproche objectivement de notre but final, le socialisme - Lénine

La liberté de critique est la liberté de l'opportunisme, c'est la liberté de transformer le parti en un parti démocratique réformiste, la liberté de faire pénétrer dans le socialisme les idées bourgeoises et les éléments bourgeois. La fameuse liberté de critique signifie éclectisme et absence de principes. - Lénine

Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise - Lénine

L'Etat...c'est nous - Lénine

Nous devons tuer tous ces éléments réactionnaires qui méritent d'être tués - Mao

Chaque communiste doit assimiler cette vérité: le pouvoir est au bout du fusil - Mao

Le bilan global de ces soixante et un ans est positif. Le goulag? A supposer qu'il existe... - Georges Marchais (PCF - 1978)

Le soviétisme a supprimé l'exploitation de l'homme par l'homme, a résolu des problèmes contre la faim, l'analphabétisation et le sous-développement - Georges Marchais (1989)

Observons le Juif de tous les jours, le Juif ordinaire et non celui du sabbat. Ne cherchons point le mystère du Juif dans sa religion, mais le mystère de sa religion dans le Juif réel. Quelle est donc la base mondaine du judaïsme ? C'est le besoin pratique, l'égoïsme. Quel est le culte mondain du Juif ? C'est le trafic. Quelle est la divinité mondaine du Juif  ? C'est l'argent. - Karl Marx

Cette ordure de correspondant berlinois [...] est un youpin du nom de Meier... - Karl Marx

Cette demoiselle [...] est la créature la plus laide [...], une affreuse tête de juive. - Karl Marx

Il y a ici beaucoup de juifs et de puces. - Karl Marx

Ce négro-juif de Lassalle [...] ses cheveux le prouvent, il descend de nègres... - Karl Marx

Avant tout, nous constatons que les droits dits de l’homme, les droits de l’homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la collectivité. - Karl Marx

Il n'y a qu'une façon de tuer le capitalisme: des impôts, des impôts et toujours des impôts - Karl Marx

Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général. - Karl Marx

Marx [...] notre maitre immortel à tous - Benito Mussolini

Nous avons été les premiers à affirmer que plus les formes de civilisation sont compliquées, plus la liberté individuelle doit être restreinte. - Benito Mussolini

Vous le savez, traiter quelqu'un de menteur est une accusation rude, et la personne concernée réagit en général avec vivacité quand sa franchise est ainsi mise en question. Mais qualifier un communiste de menteur est quelque chose de relativement frustrant. Pouvez-vous insulter un porc en le traitant de porc? Les communistes ne sont pas tenus par nos règles morales. Ils disent que tout crime, y compris le mensonge, est moral s'il permet de faire avancer la cause du socialisme. C'est Karl Marx tel qu'interprété par Lénine. - Ronald Reagan

A la question: "Les ouvriers peuvent-ils gouverner l'État ?", Lénine répondit un jour: "Tous les gens pratiques savent que ce sont des fables." Il affirme respecter la volonté des masses et la démocratie, mais dissout par un coup de force l'Assemblée constituante, en janvier 1918, parce que les masses n'y ont élu qu'un quart de députés bolcheviques. - Jean-François Revel 

Tout gouvernement révolutionnaire exerce la tyrannie en se prétendant dépositaire d'une volonté générale qui, si elle pouvait se manifester, le renverserait, et qui le fait, d'ailleurs, dès qu'elle le peut. - Jean-François Revel 

Les révolutionnaires sont toujours contre l'État jusqu'à ce qu'ils s'en soient emparés, puis pour l'État total après leur conquête du pouvoir. S'ils échouent dans cette conquête, ce qui fut le cas, ils se réfugient souvent dans le terrorisme, qui procède de la logique jacobino-bolchevique: une minorité se conçoit et se sacre majorité par l'imagination, et entend imposer par la violence ses vues à la vrai majorité. Comme celle-ci n'en veut nullement, la majorité imaginaire croit alors devoir agir par la terreur sur la majorité réelle. La seule différence est que les communistes agissent contre la démocratie du dedans de l'appareil d'État, et les terroristes en dehors de lui. Mais les uns et les autres sont des totalitaires parce que des révolutionnaires. - Jean-François Revel

Nous ne souhaitons pas nier que le 19 juillet (1936) ait apporté une explosions de passions et de violences, mais c'est là un phénomène naturel dans le cadre du transfert de pouvoir des mains d'une élite de privilégiés au peuple. Il est possible que notre victoire ait pour conséquence la mort violente de quatre ou cinq mille Catalans répertoriés de droite ou liés à la réaction politique et ecclésiastique. Mais une telle effusion de sang n'est rien d'autre que l'inévitable conséquence de la Révolution, laquelle en dépit de toutes les barrières se répandra comme un flot indompté en dévastant tout sur son passage jusqu'à ce qu'elle perde progressivement son impulsion. - Diego Abad de Santillan

Tout anti-communiste est un chien ! - Jean-Paul Sartre

La première chose que vous avez à faire, c'est de supprimer la presse contre-révolutionnaire. - Jean-Paul Sartre

La pauvreté  et les  souffrances ne  sont pas  les conséquences  de la libéralisation mais l'héritage  de la  gestion communiste  qui a ruiné l'économie, endetté la nation, détruit l'esprit d'entreprise. L'absurdité  des  accusations  portées  contre  la  libéralisation  se nourrit d'une comparaison  entre le Libéralisme  réel et un socialisme idéal. L'ouverture au marché ne  va-t-elle pas conduire au déferlement  des  inégalités  ?  Comme  si   les  régimes  antérieurs  avaient  été véritablement démocratiques,  socialistes et  justes. En  réalité, ils n'étaient pas démocratiques  mais policiers,  cela chacun  le sait, et ils étaient  profondément injustes,  ce  qui se  dit moins.  L'une des injustices  les  plus  choquantes   était  l'accès  inégal  aux  soins médicaux, aux médicaments,  aux hôpitaux.  Combien de  Polonais ont vu mourir un enfant, un proche parent, faute de soins élémentaires et de médicaments simples, ceux-ci  étant réservés aux  dignitaires du Parti dans des  hôpitaux spéciaux  gardés comme  des bases militaires ? Une infranchissable frontière a  toujours séparé dans  le monde socialiste la nomenklatura et le peuple. - Guy Sorman

Pourtant, si misérable fut-il, le Welfare State polonais donnait à la plus grande  partie de  la population  un emploi  et une apparence de sécurité. Mais  c'est parce  qu'il  les enfermait  dans la  misère: un "travailleur"  polonais  percevait  moins  de  l'État  employeur qu'un chômeur  occidental  ne  reçoit  de  l'État  garant  de  la protection sociale. Même les acquis les mieux reconnus du socialisme n'existent pas, les locaux scolaires sont si insuffisants que les enfants fréquentaient l'école quatre heures par jour, à tour de rôle. Après 70 ans de socialisme. - Guy Sorman

Dans un pays ou l'Etat est le seul employeur, toute opposition signifie mort par inanition. L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau: qui n'obéit pas ne mange pas. - Léon Trotsky

Classe (la bourgeoisie) vouée à périr - Léon Trotsky

L'Etat ouvrier se considère en droit d'envoyer tout travailleur là où son travail est nécessaire. Et pas un socialiste sérieux ne viendra dénier au gouvernement le droit de mettre la main sur le travailleur qui refusera d'exécuter la tâche qu'on lui a dévolue. - Léon Trotsky

C'est la guillotine, cette remarquable invention de la grande révolution française, qui a pour avantage reconnu celui de raccourcir un homme d'une tête, qui sera prête pour nos ennemis. - Léon Trotsky

L'histoire n'a trouvé jusqu'ici d'autres moyens de faire avancer l'humanité qu'en opposant toujours la violence conservatrice des classes condamnées à la violence révolutionnaire de la classe progressiste - Léon Trotsky 

La calomnie ne peut être une force que si elle correspond à un besoin historique - Léon Trotsky

La meilleure place, pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, c'est le camp de concentration. - Léon Trotsky

La loi n'est pas faite pour protéger l'individu contre l'Etat, mais pour protéger l'Etat contre l'individu. - Adrei Vychinski

Des quelques cent millions d'hommes que compte la population de la Russie soviétique, il nous faut en gagner quatre-ving-dix à notre cause. Nous n'avons pas à parler avec les autres, nous devons les exterminer. - Grigory Zinoviev

Une de l'Humanité, organe du Parti Communiste Français, lors de la mort de Staline: 

Staline6dx

Add to Technorati Favorites

Posté par WebB à 16:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2006

Economie dirigée et démocratie

Le libéralisme économique et le libéralisme politique sont de même essence, ils sont issus du même tronc et entrèrent solidairement dans l'histoire. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle qu'on commença à admettre que le libéralisme politique et la démocratie pourraient, à la longue, s'allier utilement avec l'interventionnisme de l'État en matière économique. Cette conception est actuellement en honneur dans l'Europe occidentale et aux États-Unis. Elle est à l'origine de la confusion de toutes les notions politiques et économiques.

Nul ne contestera que, dans ces dernières décades, le discrédit du libéralisme économique est allé du même pas que le discrédit du parlementarisme et la limitation des droits des citoyens. La Russie soviétique, qui fut la première à rejeter le libéralisme économique, a également été la première à proclamer la dictature, à qualifier le parlementarisme et la liberté de « préjugés bourgeois », et à supprimer toutes les institutions destinées à protéger l'individu contre l'arbitraire du pouvoir. Aucun autre État n'a poussé aussi loin la suppression de la propriété privée et le despotisme des tenants du pouvoir. Cependant, d'autres États ont suivi l'exemple de la Russie, moins complètement, il est vrai, et surtout, avec moins de cruauté. D'année en année, la dictature gagne du terrain et s'affaiblissent le parlementarisme et la démocratie. Il n'y a pas longtemps encore, des Anglais affirmaient que l'Europe occidentale, et les États créés par elle au-delà des mers, étaient immunisés contre toutes les tendances autoritaires. Ils étaient convaincus que les peuples qui ont créé la civilisation moderne ne renonceraient jamais aux éléments essentiels de cette civilisation, qui sont : le gouvernement représentatif et les droits politiques des citoyens. Et voici qu'aujourd'hui le système parlementaire est dangereusement compromis en France, qu'en Angleterre, le pays de l'Habeas Corpus, la dictature a des partisans, et qu'aux États-Unis, un écrivain de renom, Sinclair Lewis, croit devoir mettre ses concitoyens en garde contre les dangers qui menacent leurs libertés. Ces dernières années, notamment, enregistrent, d'une part, les victoires ininterrompues de l'interventionnisme, et, de l'autre, les progrès constants de la dictature. Cette simultanéité, serait-elle l'effet du hasard, ou bien, y aurait-il, à la base, quelque rapport organique ? L'économie échangiste, basée sur la propriété privée des moyens de production, est la démocratie appliquée à l'économie. Chaque sou représente un bulletin de vote. Ce sont les consommateurs qui dirigent le mécanisme de ce système, soit qu'ils achètent, ou qu'ils s'abstiennent d'acheter. Les producteurs et les capitalistes sont obligés de se conformer aux exigences du marché. Au cas où ils sont incapables d'y satisfaire aux meilleures conditions, ils sont au-dessous de leurs affaires et finalement — au cas où ils n'y remédient pas à temps — ils se trouvent évincés de leur situation privilégiée et relégués sur un plan où ils ne disposent plus des moyens de production et sont, par conséquent, incapables de nuire. C'est le marché qui choisit les producteurs et les capitalistes, il les enrichit, et, au cas où ils ne savent pas s'adapter aux exigences des consommateurs, il les ruine et les écarte. Il est vrai que, sur le marché, le suffrage, bien qu'universel, n'est pas égal : le riche y dispose de plus de voix que le pauvre. Mais cette supériorité est elle-même déjà la conséquence d'un suffrage. Elle n'est acquise et conservée que grâce à une utilisation des moyens de production qui réponde aux exigences des consommateurs. Dans un système capitaliste que rien ne bride, l'appartenance à l'élite du monde des affaires est le résultat d'un plébiscite des consommateurs spontané et quotidiennement renouvelé, lequel confère un mandat impératif et toujours révocable. La propriété foncière provenant d'une époque antérieure à l'ère capitaliste est, elle aussi, soumise à ce régime.

A ce caractère démocratique de l'économie correspond, dans la structure de l'État, la démocratie politique. De même que le citoyen, en sa qualité de consommateur, décide qui dirigera la production conformément à ses besoins, et de même qu'il remplacera par d'autres hommes les producteurs et les capitalistes qui ne répondent pas à ses exigences, ainsi également l'électeur a le pouvoir d'écarter les chefs politiques qui veulent le conduire là où il ne veut pas aller, et de les remplacer par d'autres. De même que le marché libre veille à ce que la production satisfasse aux désirs des consommateurs, ainsi également la constitution démocratique veille à ce que le pouvoir exécutif soit exercé conformément aux idéals politiques des électeurs.

Mais voici que la démocratie politique s'est prononcée contre la démocratie économique. Qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, il est indéniable qu'aujourd'hui l'opinion publique tend à remplacer l'économie échangiste capitaliste par un système où ce n'est plus le jeu des échanges, mais l'intervention du pouvoir qui règle la production et la répartition. Pour employer un slogan d'origine marxiste, nous dirons qu'on en a assez de « l'anarchie de la production », c'est-à-dire du manque d'autorité, de la liberté du marché. On s'enthousiasme pour l'interventionnisme, l'étatisme, la socialisation. Les résultats de toutes les élections prouvent à nouveau que les masses ne veulent plus du capitalisme, mais de l'économie dirigée.

L'insoluble contradiction de la politique des partis de gauche en Angleterre, en France et aux États-Unis est qu'ils s'adonnent à l'économie dirigée, sans se rendre compte que, par là, ils préparent les voies à la dictature et à la suppression des droits civiques. La confusion de toutes les notions est arrivée à ce point qu'ils se proposent de sauver la démocratie avec l'aide des soviets. En revanche, les partisans des dictatures dites fascistes ont clairement reconnu et exprimé que l'organisation démocratique et la liberté individuelle sont un non-sens dans un État dont le gouvernement dirige l'économie. Ils argumentent comme suit : Si le paysan n'est plus libre de cultiver sa terre comme il l'entend ni de disposer des produits du sol, si le fabricant n'a plus le droit de diriger son entreprise à son idée, alors il ne peut pas non plus être question pour l'écrivain, l'artiste, le savant de travailler en suivant ses vues particulières. Lorsque la vie économique est toute aux mains de l'autorité, il lui est loisible d'empêcher la publication de toutes les productions de l'esprit qui la gênent, de supprimer l'exercice de tous les cultes qu'elle n'approuve pas. Même l'affirmation expresse de la liberté de conscience et du libre examen est alors inopérante. La puissance de l'État totalitaire est telle qu'il peut, sans faire d'éclat, priver tout non-conformiste de toute possibilité d'activité.

Le système du contrôle des changes ne peut jamais atteindre son but qu'il se propose. Son utilité comme mesure de politique monétaire est nulle. En revanche, partout où il est strictement appliqué, il entraîne non seulement la nationalisation du commerce extérieur et de toutes les relations économiques avec l'étranger, mais il exerce également son emprise sur la liberté personnelle du citoyen. Veut-on se rendre à l'étranger, ou lire des publications étrangères, on ne peut le faire que dans la mesure où les autorités chargées du contrôle des changes accordent les devises nécessaires. Le planisme en matière de production du papier et de son emploi en imprimerie a pour conséquence que, seuls, peuvent paraître les livres et les journaux approuvés par les pouvoirs publics. Dans l'État totalitaire, l'activité créatrice n'est permise qu'aux penseurs, poètes, artistes docilement soumis aux vues de l'autorité. La puissance que l'économie dirigée met aux mains des hommes chargés de son application est telle que l'importance de toutes les institutions démocratiques et les droits civiques en sont annihilés. Il faut s'en rendre compte : le monde a le choix entre la démocratie politique et le système économique basé sur la propriété privée, d'une part, et, de l'autre, l'économie dirigée et la dictature. La démocratie et l'économie dirigée sont inconciliables.

Ludwig Von Mises - 1938

Add to Technorati Favorites

Posté par WebB à 01:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2007

Communisme nazisme: La comparaison interdite

revel L'académicien Jean François Revel est mort le 29 avril 2006. En hommage, nous vous présentons quelques extraits de son article publié le 12 février 2000 dans le figaro magazine.

 

Add to Technorati Favorites

"Rappeler chaque jour les atrocités nazies exercice devenu sacré, désormais, sous le nom de " devoir de mémoire " - entretient un bruit de fond permanent qui ne laisse plus de vigilance disponible pour le rappel des atrocités communistes. Selon la formule d'Alain Besançon, l' " hypermnésie du nazisme ", détourne l'attention de 1'" amnésie du communisme". Chacun comprend donc que toute analyse, tout travail des historiens minoritaires ramenant l'accent sur leur essentielle similarité soulèvent des ouragans annonciateurs de rages vengeresses. On objectera, certes, avec raison, qu'aucun rappel de la criminalité nazie ne saurait être excessif. Mais l'insistance de ce rappel devient suspecte dès lors qu'elle sert à en ajourner indéfiniment un autre : celui des crimes communistes.

Révélateur du succès obtenu par ce leurre est le sens qu'a pris l'expression "devoir de mémoire " désignant de façon quasi exclusive le devoir de rappeler sans cesse les crimes nazis et eux seuls. On ajoute éventuellement à la liste quelques autres forfaits qui peuvent leur être comparés, à condition qu'ils n'appartiennent pas au champ d'action des grandes maisons mères communistes et ne relèvent pas non plus de la conception socialiste du monde.

Ainsi, le 16juillet 1999, le président de la République française, Jacques Chirac, se rend à Oradour-sur-Glane pour inaugurer un Centre de la mémoire, dans ce village où, le 10 juin 1944, les SS de la division Das Reich ont massacré 642 habitants, dont 246 femmes et 207 enfants, brûlés vifs dans l'église. Noble et pieuse évocation du chef de l'Etat. Dans le discours qu'il prononce sur place, le Président flétrit, par-delà l'holocauste (au sens littéral) d'Oradour, " tous " les massacres et génocides de l'histoire, " et d'abord bien sûr, dit-il, celui de la Shoah ". Puis il évoque également la Saint-Barthélemy, " les villages de Vendée sous la Terreur " (ce qui est courageux, vu le tabou d'origine jacobine qui a longtemps refusé la "mémoire" à ce génocide cependant fort mémorable). Puis furent énumérés Guernica, Sabra et Chatila (une pierre dans le jardin d'Israël), les meurtres de masse intertribaux du Rwanda en 1994 ; les milliers de Bosniaques assassinés dans et par tous les camps au nom de la "purification ethnique " entre 1992 et 1995, enfin les carnages plus récents du Kosovo. Dans toutes ces exterminations, comme à Oradour, " les bourreaux n'ont pas fait de distinction entre les hommes, les femmes et les enfants ", a souligné Jacques Chirac avec force et indignation.

On le remarquera ou, plus exactement, personne ne l'a remarqué, dans cette fresque de " tous " les crimes, de " tous " les temps et de " tous " les lieux ne figure aucun massacre communiste. Katyn n'a jamais eu lieu. Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, Mengistu, Kim Il-sung ont quitté sur la pointe des pieds, sous la houlette d'un chef d'Etat gaulliste, le théâtre de la mémoire des génocides et l'histoire des répressions exterminatrices au XX ème siècle.

Du passé de gauche, faisons table rase ! Bien plus: les despotismes communistes toujours actifs et inventifs, aujourd'hui même, dans l'art de peupler les cimetières progressistes et les camps de rééducation par le travail sont passés sous silence. La Chine, où se pratiquent par milliers chaque jour impunément des tortures qui ne sont pas au passé, de ces tortures qui valent par ailleurs une juste inculpation à Pinochet, lequel n'est plus au pouvoir ; le Vietnam, la Corée du Nord et, cela va de soi, Fidel Castro, dont on connaît l'angélique douceur, si grande qu'il est devenu le Notre-Dame de Lourdes de tous les pèlerins démocratiques ou ecclésiastiques.

" Mémoire ", qui veut dire en français " faculté de se souvenir ", est employé, depuis quelques années, comme un synonyme du mot " souvenir ". Quant au " souvenir de " quelque chose, depuis qu'il s'est glissé dans les habits de la " mémoire de ", on n'a plus le droit de l'employer qu'au sens de souvenir, pardon ! " mémoire " des crimes nazis et, en particulier, de l'holocauste des Juifs. " Mémoire " et " crimes nazis " sont donc désormais deux termes interchangeables. Il en ressort que le " devoir de mémoire ", lié au nazisme par une relation exclusive, est un devoir d'oubli pour tout le reste.

Au lendemain des propos présidentiels à Oradour, le quotidien régional Ouest France titre : " Une mémoire contre la barbarie. " Est-ce à dire qu'une seule mémoire, la mémoire d'un seul individu, se souvient encore de cette barbarie ? Ce serait fort triste.

N'hésitons pas à traduire: le souvenir sans cesse ravivé de la barbarie nazie doit enseigner aux jeunes générations le devoir d'éliminer toute barbarie dans l'avenir. En revanche, les régimes communistes, n'ayant jamais manifesté la moindre barbarie, ce qui est notoire, ne relèvent point du " devoir de mémoire ". Ceux qui actuellement subsistent, torturent et persécutent ne sont l'objet d'aucun " devoir de vigilance". Notre résistance au nazisme se fait d'autant plus farouche que celui-ci s'éloigne dans le passé. C'est ainsi que le ministère des Anciens Combattants, de moins en moins surmené au fur et à mesure qu'il y a de moins en moins d'anciens combattants, songe à se reconvertir en un ministère de la Mémoire, et même à mettre sur pied un " tourisme de la mémoire ". Gageons que ces organisateurs de voyages éthiques ne délivreront guère de billets à destination des lieux de mémoire de la Loubianka soviétique, du goulag aujourd'hui désaffecté, ou des laboratoires de travaux pratiques toujours en pleine activité du laogaï chinois. Que notre vigilance à l'égard des crimes du IIIéme Reich ne cesse de croire, c'est en soi un fruit salutaire conscience historique. Mais qu'elle ait décuplé depuis que la vérité sur la criminalité du communisme, après sa chute, a été mieux connue ou du moins, plus difficile à escamoter, voilà une concomitance qui laisse perplexe.

Le jour même où le président Chirac s'exprime à Oradour, notre Premier ministre, Lionel Jospin ne voulant pas être en reste dans la course à l'éthique hémiplégique, faisait, accompagné de son épouse, elle-même d'origine polonaise, du tourisme de mémoire à Auschwitz. Qui ne lui en reconnaissant? On ne rappellera jamais assez l'unicité de la Shoah ", pour reprendre les termes d'Alain Besançon. On regrettera toutefois que nos deux " touristes de mémoire" ne se soient pas mis en "devoir", puisqu'ils étaient en Pologne, d'en profiter pour pousser jusqu'à Katyn. Le devoir de mémoire est universel ou il n'est que pharisianisme partisan. C'est insulter la mémoire des victimes du nazisme que de se servir d'elles pour enterrer le souvenir de celles du communisme.

Qu'on veuille bien m'excuser de résumé des faits, à l'usage des jeunes générations  auxquelles l'appellation géographique Katyn ne dit rien - je l'ai souvent constaté - pour la raison que leur professeurs, leurs journaux et leurs médias ont pris toutes les précautions nécessaires pour éviter qu'elle ne leur dise quoi que ce fût. En septembre 1939, après la défaite de la Pologne, envahie simultanément par les nazis à l'Ouest et par leurs communistes à l'Est, une zone d'occupation de 200 000 kilomètres carrés est (entre autres territoires) octroyée par Hitler à ses amis soviétiques pour les récompenser de leur aide précieuse.

Dès la défaite polonaise, dans cette zone, les Soviétiques sur ordre écrit de Staline, massacrent plusieurs milliers d'officiers polonais prisonniers de guerre : plus de 4 000 à Katyn (près de Smolensk), 1ieu où fut découvert ultérieurement le charnier le plus connu, mais aussi environ 21000 en divers lieux. A ces victimes, il faut ajouter qu 15000 prisonniers simples soldats, probablement noyés dans la mer Blanche. Perpétrées en quelques jours selon un plan préétabli, ces tueries en masse de Polonais vaincus, exterminés pour la seule raison qu'ils étaient polonais, constituent d'indiscutables crimes contre l'humanité, et non pas seulement des crimes de guerre, puisque la guerre était terminée en ce qui concerne la Pologne. D'après les conventions de Genève, l'exécution de prisonniers d'une armée régulière, qui ont combattu en uniforme, est un crime contre l'humanité, surtout une fois le conflit terminé. L'ordre de Moscou était de supprimer toutes les élites polonaises : étudiants, juges, propriétaires terriens, fonctionnaires, ingénieurs, professeurs, avocats et, bien sûr, officiers.

Lorsque ces charniers polonais furent découverts, le Kremlin imputa ces crimes aux nazis. La gauche occidentale s'empressa naturellement d'obéir à la voix de son maître. Je ne dis pas que toute la gauche non communiste fut servile. La partie d'entre elle qui avait des doutes resta en tout cas fort discrète et plus plaintivement perplexe que catégoriquement accusatrice.

Pendant quarante-cinq ans, affirmer hautement que l'on croyait vraisemblable la culpabilité soviétique- pour la bonne raison que les crimes avaient été commis dans la zone d'occupation soviétique et non allemande - vous classait sur l'heure parmi les obsessionnels " viscéraux " de l'anticommunisme "primaire". Et puis voilà qu'en 1990, grâce à Gorbatchev et à sa glasnost, le Kremlin, dans un communiqué de l'agence Tass, reconnaît sans détours atténuants que "Katyn a été un grave crime de l'époque stalinienne". En 1992, à la suite d'un début d'inventaire des archives de Moscou, est divulgué un rapport secret de 1959 dû à Chélépine, alors chef du KGB. Il fait état de " 21 857 Polonais de l'élite, fusillés en 1939 sur ordre de Staline".

La question étant donc tranchée du fait des aveux soviétiques mêmes, on aurait pu espérer que les négationnistes occidentaux de gauche qui, pendant quatre décennies, avaient traité de fascistes, ou peu s'en faut, les partisans de la culpabilité soviétique, fissent alors amende honorable. C'était mal les connaître. Aussi peut-on regretter qu'en 1999 le premier ministre de la France n'ait pas eu, en Pologne, un petit geste " touristique " pour montrer qu'enfin la gauche avait cessé d'être une unijambiste de la "mémoire", de la morale et de l'histoire.

Cette discrimination persistante provient de la non moins tenace aberration selon laquelle le fascisme serait l'antithèse du communisme et donc que les victimes du second, quoique se chiffrant par dizaines de millions, seraient qualitativement moins "victimes " que celles du premier. On a envie d'interpeller les négateurs de ces victimes en leur criant : "De quel lieu vous taisez-vous ? " Ce n'est pas le fascisme qui est l'ennemi du communisme. C'est la démocratie. Il n'y aura pas de " mémoire" équitable, donc pas de mémoire du tout, car la mémoire volontairement tronquée est par là même inexistante, aussi longtemps que gauche et droite réunies traiteront différemment les criminels vainqueurs et les criminels vaincus.

[...] L'une des causes, en effet, du voile jeté sur les crimes communistes est une lâcheté certaine, puisqu'il est plus facile de s'en prendre à des totalitaires morts qu'à des totalitaires vivants. Il suffit de voir avec quels égards sont traités les régimes communistes subsistants, même faibles, pour mieux comprendre la colossale servilité qui se manifesta envers la puissante Union soviétique, entre sa victoire militaire de 1945 et sa disparition en 1991. Obligatoire en Occident chez ses parti- sans ou sympathisants, cette servilité surprend par son ampleur inattendue chez les adversaires mêmes de son idéologie. On a pu l'excuser jadis en alléguant des motifs de realpolitik. Mais elle survit chez eux à la fin du communisme soviétique et européen, parce qu'ils n'ont toujours pas le courage de déplaire à leur propre gauche, laquelle renâcle encore à reconnaître l'échec universel et les crimes avérés du socialisme réel. D'une part le III Reich a été anéanti politiquement voilà plus d'un demi-siècle, tandis que le communisme existe encore, quoique sur une étendue plus restreinte; d'autre part, l'idéologie nazie a cessé depuis cinquante ans de représenter une force culturelle, sauf chez quelques marginaux sans influence, dont l'importance est d'ailleurs soigneusement grossie dans le dessein d'entretenir le mythe d'un danger fasciste éternellement renaissant. Au contraire, l'idéologie marxiste léniniste, tout autant discréditée par la praxis ou qui devrait l'être, continue d'imprégner nos schémas interprétatifs et nos comportements culturels. Les procédés stalino-léninistes restent d'usage courant. La calomnie, le mensonge, la désinformation, la déformation, l'amalgame, l'injure excommunicatrice, le rejet dans le camp fasciste, vichyste, voire antisémite de tout contradicteur, l'affront immérité autant qu'insidieux restent admis dans nos mœurs politiques, et même artistiques ou littéraires. Le plus véniel anathème consiste à traiter de nazi quiconque désapprouve votre secte, sur quelque terrain queue se situe, le ,débat fût-il même étranger à la politique. Il est au demeurant révélateur que la loi française punissant depuis 1990 la contestation des seuls crimes nazis, et donc autorisant, par son silence même à leur sujet, la contestation des crimes communistes. Je veux bien qu'on m'exhorte à exécrer chaque jour davantage les anciens admirateurs d'Himmler, à condition que cette homélie comminatoire ne me soit point administrés par d'anciens admirateurs de Beria."

 

Posté par WebB à 01:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Que pensaient les communistes français de Staline?

Une de l'Humanité, organe du Parti Communiste Français, lors de la mort de Staline:

stal

Add to Technorati Favorites

Posté par WebB à 01:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2007

Le communisme en photos

1932: Le Bureau politique et le Comité central du Parti communiste de l'URSS organisent la famine en Ukraine.

300px_Victims_of_the_1932_33_famine_in_Ukraine
















figure02




















figure04






















figure05





















Les opposants politiques étaient envoyés au goulag dont  Alexandre Soljenitsine fera une description dans son roman une journée d'Ivan Denissovitch.

goulag_garanger
















Alexandre Soljenitsine fera lui même l'exprérience du goulag

Aleksandr_solzhenitsyn_gulag_mugshot_1953




















Les khmers rouges,  dont le nom officiel était Parti communiste du cambodge, sont responsables de 1.5 million de victimes. Jusqu'à présent aucun responsable du régime de Polt Pot n'a été jugé.

kmersrouge




















Le laogai maoiste

laogai












C_prison_Laogai_kolonnen1






Add to Technorati Favorites



Posté par WebB à 00:01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2007

Le PCF et l'URSS

Écoutez l'émission de Patrice Gélinet, 2000 ans d'histoire, sur les liens entre le PCF et l'URSS.

Posté par WebB à 00:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2007

Le concept de droits de l'homme

 ayn_randSi l'on veut prôner une société libre l'on doit se rendre compte que son fondement indispensable est le principe des Droits individuels.

 

Si l'on veut défendre les Droits individuels, l'on doit comprendre que le capitalisme est le seul système qui peut les promouvoir et les protéger. Et si l'on veut évaluer le rapport entre la liberté et les objectifs que se donnent aujourd'hui les intellectuels, l'on peut en trouver une  mage significative dans le fait que le concept des Droits individuels est brouillé, perverti, déformé, presque jamais discuté, et que la plus grande réticence à en parler se trouve justement du côté de la soi-disant "droite".

Les "Droits" sont un concept moral : le concept qui fournit une transition logique entre les principes qui guident l'action d'une personne et ceux qui gouvernent ses relations avec les autres. Le concept qui maintient et protège la morale individuelle dans un contexte social. Le lien entre le code moral d'une personne et le code juridique d'une société, entre l'éthique et la politique. Les Droits individuels sont le moyen de soumettre l'ordre politique à la règle éthique.

Tout système politique est fondé sur un code moral ou sur un autre. Les déontologies dominantes au cours de l'histoire humaine ont été des variantes de la doctrine altruiste-collectiviste qui subordonnait l'individu à quelque entité supérieure, soit mystique, soit sociale.

 

En conséquence, la plupart des systèmes politiques ont été des variantes de la même tyrannie étatiste, ne différant que par le degré et non par le principe fondateur, limités seulement par les accidents de la tradition, les désordres, les conflits sanglants et l'effondrement périodique. Dans tous les systèmes de ce genre, la morale était un code applicable â la personne, mais pas à la société. La société était placée en dehors de la loi morale, comme son incarnation, sa source ou son interprète exclusive. L'on considérait qu'inculquer la dévotion sacrificielle au devoir social était la fonction principale de l'éthique dans la vie terrestre de l'homme.

 

Comme la "société" n'est pas une entité, comme il ne s'agit que d'un groupe de personnes singulières, cela signifiait, en pratique, que les règles sociales étaient exemptes d'un jugement par la loi morale. Elles n'étaient soumises qu'aux rituels traditionnels; elles exerçaient un pouvoir total et exigeaient une obéissance aveugle. Le principe implicite était alors: " Le Bien est ce qui est bon pour la société (ou pour la tribu, la race, la nation) et les édits des dirigeants de celle-ci sont sa retranscription sur la terre. "

 

Ce fonctionnement s'est retrouvé dans tous les systèmes étatistes, sous toutes les variantes de l'éthique altruiste-collectiviste, mystiques ou sociales. " Le Droit divin de la monarchie " résume la conception politique des premières, ""Vox populi, vox Dei " celle des secondes. En témoignent la théocratie de l'Egypte, avec le pharaon comme dieu incarné, le règne illimité de la majorité ou démocratie d'Athènes, l'Etat-providence de l'Empire romain, l'inquisition de la fin du Moyen-Age, la monarchie absolue de la France d'Ancien régime, l'interventionnisme socialisant de Bismarck, les chambres à gaz de l'Allemagne nazie, la boucherie de l'Union soviétique.

 

Tous ces systèmes politiques étaient des expressions de l'éthique altruiste-collectiviste, et leur caractéristique commune est le fait que la société s'y trouvait placée au-dessus de la loi morale, dans une position d'omnipotence souveraine et d'acceptation aveugle de l'arbitraire. Ainsi, politiquement, tous ces systèmes étaient des variantes d'une société amorale.
La réussite la plus profondément révolutionnaire des Etats-Unis d'Amérique fut de subordonner la société politique à la règle morale.

 

Le principe des Droits individuels de l'homme représentait l'extension de la morale au système politique, comme une limitation au pouvoir de l’Etat, comme une protection de la personne contre la force brutale du collectif, comme la subordination de la force au Droit. Les Etats-Unis furent la première société morale de l'histoire des hommes.

 

Tous les systèmes précédents avaient considéré l'homme comme un objet sacrificiel soumis aux intérêts des autres, et la société comme une fin en soi. Les Etats-Unis ont considéré la personne comme une fin en elle-même, et la société comme le moyen d'une coexistence paisible, ordonnée et volontaire entre les individus. Tous les systèmes précédents avaient soutenu que la vie de l'homme appartenait à la société, que la société pouvait en disposer de la manière qui lui plaisait, et que toute la liberté dont celui-ci pouvait jouir lui était accordée par faveur, par la permission de la société, permission qui pouvait être révoquée à tout instant. Les Etats-Unis ont pensé que la vie de l'homme lui appartient de Droit, (ce qui signifie : par principe moral et de par la nature des choses), qu'un Droit est le propre d'une personne, que la société en tant que telle n'a donc aucun Droit, et que la seule fonction morale de l'Etat est de protéger les Droits individuels.

 

Un " Droit " est un principe moral qui définit et sanctionne la liberté qu'une personne a d'agir dans un contexte social. Il n'existe en ce sens qu'un Droit fondamental (tous les autres ne sont que ses conséquences ou ses corollaires) : le Droit d'un homme de posséder sa propre vie. La vie est un processus d'action auto-engendré et auto-entretenu; le Droit de posséder sa propre vie signifie qu'on a le Droit d'exécuter les actions qui permettent son engendrement et son entretien. Ce qui signifie : le Droit de faire tout ce qui est nécessité par la nature d'un être rationnel pour le maintien, la promotion, l'accomplissement et la réussite de sa propre vie. (Tel est le sens de la formule parlant du Droit de vivre, d'être libre et de rechercher le bonheur que l'on retrouve dans la Déclaration d'Indépendance. )

 

Le concept de " Droit " ne peut faire référence qu'à l'action, spécifiquement à la liberté d'action. Il désigne la liberté par rapport à une contrainte, une coercition ou une ingérence physique de la part d'autres hommes.
Pour tout individu, un Droit est ainsi la sanction morale d'une capacité positive: sa liberté d'agir conformément à son propre jugement, de poursuivre ses buts personnels par un choix autonome, volontaire et sans coercition. Ses Droits n'imposent à ses voisins aucune obligation autre que négative : l'impératif qu'ils s'abstiennent de les violer.

 

Le Droit de contrôler sa propre vie est la source de tous les Droits, et le Droit de Propriété est leur seule concrétisation possible. Sans Droit de Propriété, aucun autre Droit n'est concevable. Comme il faut à l'homme subvenir à son existence par ses propres efforts, l'homme qui n'a pas de Droit sur les produits de son effort n'a pas les moyens d'entretenir sa vie. Celui qui produit alors que les autres disposent de ce qu'il a produit est un esclave.

 

Gardez bien en tête que le Droit de Propriété est un Droit d'agir, comme tous les autres. Ce n'est pas un " droit à " un objet, mais un Droit à l'action et à ce qu'il résulte de celle-ci sur le plan de la production et de la valeur de ce qui est produit. Ce n'est pas la garantie qu'un homme unira par disposer d'une quelconque richesse ; c'est la garantie qu'il pourra posséder ce qu'il a gagné s'il l'a obtenu par son action productive. C'est donc le Droit d'acquérir, de conserver, d'utiliser et de disposer des valeurs incarnées dans les objets matériels.

 

Le concept de Droits individuels est tellement nouveau dans l'histoire de l'humanité que la plupart des hommes ne l'ont pas encore complètement compris à ce jour. Se référant aux deux conceptions de l'éthique, la mystique et la sociale, certains affirment que les Droits sont un don de Dieu, les autres qu'ils sont un privilège social. En fait, la source des Droits est la nature de l'homme.

 

La Déclaration d'Indépendance affirmait que les hommes " ont été dotés par leur Créateur de certains Droits inaliénables ". Que l'on croie que l'homme est le produit d'un Créateur ou celui de la nature, la question de l'origine de l'homme ne change rien au fait qu'il est une entité d'un certain type, un être rationnel, qu'il ne peut pas fonctionner efficacement sous la menace de la violence, et que les Droits sont une condition nécessaire de son mode d'existence spécifique.

 

" La source des Droits de l'Homme n'est pas la loi de Dieu ni la loi du Congrès, mais la Loi de l'Identité. Toute chose est ce qu'elle est, et l'Homme est un homme. Les Droits sont les conditions d'existence nécessitées par la nature de l'homme afin que celui-ci vive décemment. Dès lors que l'homme doit vivre sur terre, il a le droit de se servir de sa conscience rationnelle, il a le droit d'agir librement d'après son propre jugement. Il a le Droit de travailler conformément à ses propres valeurs et de disposer du produit de son travail. Si ce qu'il veut c'est vivre sur terre, il a le Droit de vivre comme un être rationnel: la nature même lui interdit l'irrationalité " (Atlas Shrugged, discours de John Galt).

 

Violer les Droits d'un homme signifie l'obliger à agir contre son propre jugement, ou s'emparer par la force de ce qu'il a produit. Fondamentalement, il n'y a qu'une façon de parvenir à cela: recourir à la violence physique. Deux groupes de personnes peuvent violer les Droits de l'Homme: les malfaiteurs et les hommes de l’Etat. La grande réussite des Etats-Unis fut d'établir une différence entre les deux, en interdisant aux seconds d'exercer une version légalisée des activités des premiers.

 

La Déclaration d'Indépendance posa le principe que " C'est pour assurer ces Droits que les Etats ont été institués parmi les hommes ". Ce principe a fourni la seule justification valable de l'existence d'un Etat et a défini sa seule fonction légitime : assurer les Droits des hommes en protégeant ceux-ci de la violence physique.
Ainsi le rôle des hommes de l'Etat fut-il transformé: de maîtres, ils devinrent serviteurs. L'Etat était institué pour protéger les personnes contre les malfaiteurs, et la Constitution était écrite pour les protéger des hommes de l'Etat. La Déclaration des Droits n'était pas dirigée contre les citoyens privés, mais contre les décideurs publics, comme une déclaration explicite soulignant que les Droits individuels l'emportent sur tout pouvoir politique.

 

Le résultat fut un modèle de société civilisée que, pour la brève période de quelque cent cinquante ans, les Etats-Unis furent bien près de réaliser effectivement. Une société civilisée est une société où la violence physique est bannie dans les relations humaines, et dans laquelle les hommes de l'Etat, agissant comme des gendarmes, ne peuvent faire usage de la force qu'au titre de riposte et seulement contre ceux qui ont enclenché cet usage.
Tels étaient la signification et le but essentiels de la philosophie politique américaine, implicites dans le principe des Droits individuels. Mais cette signification et ce but ne furent pas formulés explicitement, et dès lors ne furent ni complètement acceptés, ni mis en pratique de façon cohérente.

 

L'élément contradictoire interne à les Etats-Unis était l'existence en elle de l'éthique altruiste - collectiviste.
L'altruisme est incompatible avec la liberté, avec le capitalisme et avec les Droits individuels. On ne peut pas combiner la recherche du bonheur avec le statut moral d'animal sacrificiel.

 

C'est le concept de Droits individuels qui avait donné naissance à la possibilité d'une société libre. C'est par la destruction des Droits individuels que la destruction de la liberté devait commencer.

 

Une tyrannie collectiviste ne peut se permettre de réduire tout un pays à l'esclavage par la confiscation ouverte de ses productions, matérielles ou morales. Elle ne peut parvenir à cette fin que par un processus de corruption interne. De même que dans le domaine matériel le pillage de la richesse d'un pays se fait par une politique d'inflation sur la monnaie, l'on peut aujourd'hui observer la mise en place d'un processus d'inflation dans le domaine des Droits. Ce processus repose sur une telle prolifération de "nouveaux droits" récemment proclamés que les gens ne se rendent pas compte que le sens du concept est inversé. De même que la mauvaise monnaie est imposée à la place des bonnes, ces droits en monnaie de singe détruisent les Droits authentiques.
Considérez ce fait curieux : jamais l'on n'a observé à un tel point, tout autour du monde, la prolifération de deux phénomènes apparemment contradictoires : les prétendus "nouveaux droits" et les camps de travail forcé.
L'astuce a consisté à faire glisser le concept de Droit du domaine politique à celui de l'économie.

Les emplois, la nourriture, les vêtements, les moyens de distraction, les maisons, les soins médicaux, l'éducation, etc, ne poussent pas sur les arbres. Ce sont des produits de l'action humaine; des biens et des services qui ont été créés par quelqu'un. Qui sera là pour les fournir ?
Si certains ont le " droit " de vivre aux dépens du travail des autres, cela veut dire que ces autres sont privés de leurs Droits et condamnés à travailler comme des esclaves.

 

Tout prétendu " droit " d'un homme, qui nécessite de violer les Droits d'un autre homme, n'est pas, et ne peut pas être un Droit. Personne ne peut avoir le Droit d'imposer une obligation que l'on n'a pas choisie, un devoir sans récompense ou une servitude involontaire. II ne peut pas y avoir de " droit de réduire des hommes à l'esclavage ".

 

Un Droit n'implique pas sa concrétisation matérielle par l'action d'autres hommes; il implique uniquement la liberté pour chacun de parvenir à cette concrétisation grâce à son propre effort.

 

Remarquez, dans ce contexte, la précision intellectuelle des Pères Fondateurs des Etats-Unis : ils parlaient du Droit de rechercher le bonheur, et pas du " droit au " bonheur. Cela veut dire qu'un homme a le Droit d'entreprendre les actions qu'il juge nécessaires pour atteindre le bonheur; cela ne veut pas dire que les autres ont le devoir de le rendre heureux.

 

Le Droit de vivre implique que tout homme a le Droit de subvenir aux nécessités matérielles impliquées par le fait qu'il vit grâce à son travail (quel que soit le niveau où celui-ci se situe dans l'économie); il n'implique pas que les autres doivent lui fournir ses moyens d'existence.
Le Droit de Propriété implique qu'un homme a le Droit d'entreprendre les actions économiques nécessaires pour acquérir une propriété, il n'implique pas que les autres doivent lui fournir une propriété.

 

Le Droit de libre expression implique qu'une personne a le Droit d'exprimer ses idées sans courir le risque d'être réprimée, entravée ou punie par les hommes de l'Etat. Il n'implique pas que les autres doivent lui fournir une salle de conférences, une station de radio ou une imprimerie pour exprimer ses idées.

 

Toute entreprise qui implique plus d'une personne nécessite le consentement volontaire de chacun des participants. Chacun d'entre eux a le Droit de prendre ses propres décisions, et personne n'a celui d'imposer ses décisions aux autres.

 

Il n'existe pas ainsi de " droit à l'emploi ". Il n'existe que le Droit d'échanger librement, c'est-à-dire : le Droit que chacun possède d'être embauché si une autre personne décide de payer ses services. Il n'y a pas de " droit au logement ", il n'y a que le Droit là encore d'échanger librement : le Droit de louer un logement ou de l'acheter. Il n'y a pas de " droit à un salaire décent " ou à un prix " acceptable " si personne n'accepte de payer ce prix ou ce salaire. Il n'y a pas de " droit à consommer " du lait, des chaussures, des places de cinéma ou des bouteilles de champagne si aucun producteur n'a décidé de fabriquer ces articles; il n'y a que le Droit de les fabriquer soi-même. Il n'y a pas de " droits catégoriels ": pas de " droits des agriculteurs, des travailleurs, des employés, des employeurs, des vieux, des jeunes, des enfants à naître ". Il n'y a que les Droits de l’Homme, des Droits possédés par toute personne singulière et par tous les hommes en tant qu'individus.

 

Le Droit de Propriété et le Droit d'échanger librement qui en découle sont les seuls " Droits économiques " de l'Homme. Il s'agit en fait de Droits politiques, et il ne peut y avoir de " Déclaration des droits économiques de l'homme ". Remarquez seulement que les partisans des seconds ont quasiment détruit les premiers.

 

Rappelez-vous que les Droits sont des principes moraux qui définissent et protègent la liberté d'action d'une personne, mais n'imposent aucune obligation aux autres hommes. Les citoyens privés ne sont pas une menace pour les Droits ou pour les libertés les uns des autres. Un citoyen privé qui a recours à la violence physique en violation des Droits des autres est un malfaiteur, et les hommes ont contre lui la protection de la loi.

 

Dans tous les pays et à toutes les époques, ces malfaiteurs-là ont toujours été une petite minorité, et le mal qu'ils ont fait à l'humanité est infinitésimal quand on le compare aux horreurs : bains de sang, guerres, persécutions, confiscations, famines, réduction à l'esclavage, ou destructions massives, perpétrées par les castes politiques de l'humanité. Potentiellement, un Etat est la plus grande menace qui pèse sur les Droits de l'Homme : il possède en général le monopole légal de l'usage de la force physique contre des victimes légalement désarmées. Quand son pouvoir n'est ni limité ni restreint par les Droits individuels, l' Etat est le plus mortel ennemi des hommes. Ce n'est pas en raison de la nécessité de se protéger contre les actions privées, mais en raison de celle de se protéger contre les décisions publiques que la Déclaration des Droits a été écrite.

 

Considérez maintenant quel procédé se trouve utilisé pour détruire cette protection.
Le procédé consiste à attribuer aux citoyens privés d'être les auteurs de violations spécifiques du Droit que la constitution interdit aux hommes de l'Etat (et que les citoyens privés n'ont pas dans les faits le pouvoir de commettre) - ce qui permet de libérer les hommes de l'Etat de toute contrainte. Les résultats sont au présent particulièrement visibles dans le domaine de la liberté d'expression. Pendant des années, les collectivistes ont propagé l'idée que lorsqu'une personne privée refuse de financer un opposant, elle commet une " violation de la liberté d'expression " de cet opposant et un acte de " censure ".

 

C'est de la " censure ", prétendent-ils, lorsqu'un journal refuse d'employer ou de publier des auteurs dont les idées sont diamétralement opposées à sa politique.
C'est de la " censure ", prétendent-ils encore lorsqu'un homme d'affaire refuse de faire publier des publicités dans un magazine qui le dénonce, l'insulte et le traîne dans la boue.

 

C'est de la " censure ", prétendent-ils enfin, lorsque quelqu'un qui finance une émission de télévision proteste contre une ignominie - telle l'invitation faite à Alger Hiss de venir calomnier en direct Richard Nixon - perpétrée au cours d'une émission pour laquelle il donne son argent.
A ce propos un certain Newton N. Minow a déclaré: " il y a la censure des indices d'écoute, celle des annonceurs, celle des chaînes, des stations associées qui refusent les programmes qu'on offre à leurs zones d'émission ". C'est le même M. Minow qui menace à présent de révoquer l'autorisation de toute station qui ne se soumettrait pas à ses conceptions des programmes, et qui prétend que cela, ce ne serait pas de la censure. Examinez les implications de tout ceci.

 

La " censure " est un terme uniquement applicable aux actions de l'Etat. Aucune action privée ne peut être énoncée comme un acte de censure. Aucun individu et aucune agence non publique ne peut réduire un homme au silence, ni réprimer une publication. Seul un Etat peut y parvenir. La liberté d'expression d'une personne privée inclut le Droit de ne pas être d'accord avec ses adversaires, de ne pas les écouter et de ne pas les financer.

 

Pourtant, selon la doctrine dite des " droits économiques de l'homme ", un individu n'aurait pas le Droit de disposer de ses propres moyens matériels et de les utiliser selon ses propres convictions, mais devrait donner son argent sans discrimination à n'importe quel discoureur ou propagandiste, qui aurait ainsi un " droit à " ... ce qui ne lui appartient pas. Cela signifie que la capacité de produire les moyens matériels nécessaires à l'expression des idées serait ce qui prive un homme du Droit de penser ce qu'il pense. Cela signifie aussi qu'un éditeur devrait publier des livres qu'il trouve mauvais, falsificateurs ou pervers, que le financier d'une émission de télévision devrait rétribuer des commentateurs qui ont choisi de s'en prendre à ses convictions. Que le propriétaire d'un journal devrait livrer ses pages éditoriales à tout jeune voyou qui fait de l'agitation pour réduire la presse à la servitude. Cela signifie donc qu'un groupe d'hommes aurait le droit illimité de faire n'importe quoi, alors qu'un autre groupe se trouverait réduit à la dépossession et à l'impuissance.

 

Mais comme il serait évidemment impossible de fournir à quiconque les réclame, un emploi, un micro ou les colonnes d'un journal, qui décidera de la " distribution " des " droits économiques " et choisira leurs bénéficiaires, lorsque le Droit de choisir qui appartenait aux propriétaires aura été aboli? Eh bien, cela au moins, M. Minow l'a indiqué avec beaucoup de clarté.

 

Et si vous faites l'erreur de croire que tout ce qui précède ne s'applique qu'aux grands possédants, il serait temps pour vous de vous rendre compte que la théorie des " droits économiques " implique pour n'importe quel théâtreux en mal de spectacle, pour n'importe quel poète baba, pour n'importe quel compositeur de bruits ou pour tout " artiste " non objectif (pourvu d'appuis politiques), le " droit au " soutien financier que vous aviez choisi de ne pas leur donner en n'assistant pas à leurs exhibitions. Quelle autre signification peut avoir la décision de dépenser l'argent de vos impôts pour subventionner la " culture "?

 

Ainsi, pendant que des gens se promènent la bouche pleine de ces " droits économiques " le concept des Droits politiques est en train de disparaître. On oublie que le Droit de libre expression désigne la liberté de prôner ses propres opinions et d'en subir les conséquences, y compris le désaccord avec les autres, leur opposition, leur hostilité et leur refus de vous soutenir. La fonction politique du Droit de libre expression est de protéger les dissidents et les minorités impopulaires contre la répression violente, non de leur garantir le soutien matériel, les avantages et les récompenses d'une popularité qu'ils n'ont rien fait pour mériter.

 

La Déclaration des Droits stipule : " Le Congrès ne fera aucune loi... limitant la liberté de parole, ni celle de ta presse... ", il n'y est pas exigé des citoyens privés qu'ils fournissent un micro à l'homme qui prône leur destruction, ou un passe au voleur qui cherche à les cambrioler, ou un couteau à l'assassin qui veut leur couper la gorge.

 

Tel est l'état de l'un des débats les plus cruciaux du temps présent: celui où s'opposent les Droits politiques et les " droits économiques ". Il faut choisir. Car ils sont incompatibles entre eux, et les seconds détruisent les premiers. En fait, il n'y a pas de " droits économiques ", pas de " droits collectifs ", pas de " droits de l'intérêt général ". Le terme " Droits de l'individu " est une redondance: il n'y a pas d'autre forme de Droit et personne d'autre n'en possède.

 

Ayn Rand

Posté par WebB à 21:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2007

Les Français du Goulag

Posté par WebB à 14:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le mythe Guevara?

Jacobo Machover est né à La Havane. En France depuis 1963, écrivain, journaliste, traducteur, maître de conférence à l’université d’Avignon et professeur à l’École supérieure de gestion de Paris, il a notamment publié L’An prochain à… La Havane (Les Éditions de Paris-Max Chaleil, 2001) et dirigé l’ouvrage La Havane 1952-1961:.

Posté par WebB à 14:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »