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Histoire du communisme

20 septembre 2006

Devoir de mémoire

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Economie dirigée et démocratie

Communisme nazisme: la comparaison interdite   

Que pensaient les communistes français de Staline?    

Le communisme en photos    

Le PCF et l'URSS

Le concept de droits de l'homme    Les français du goulag   

Le mythe Guevara?

Pol Pot et les khmers rouges    Lénine innocent?   

Staline et Hitler


Devoir de mémoire

Les politiciens français ont condamné officiellement les régimes fascistes, la colonisation et plus récemment le génocide des arméniens en Turquie. On peut penser qu'il n'est pas du rôle des élus de dire l'histoire. Ces condamnations officielles ont cependant le mérite de mettre en garde les générations futures contre les dérives dont leurs aïeux ont été responsables ou victimes. Elles concourent ainsi à la construction d'une société pacifiée et respectueuse des libertés individuelles de chacun.

 

Pourtant, parmi toutes les idéologies criminogènes de ces deux derniers siècles, une n'a pas encore été condamnée. Il s'agit du communisme qui est pourtant responsable à lui seul de plus  de 85 millions de morts. C'est pour réparer cet oubli qu'il y a un an, le 25 janvier 2006, l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe votait la résolution 1481 condamnant les violations  massives des droits de l'homme commises par les régimes communistes totalitaires. Quelques mois plus tard, plusieurs députés français proposaient à leur tour une loi visant à instituer une journée nationale du souvenir le 9 novembre afin de rendre hommage aux victimes des régimes communistes, mais à ce jour la France continue d'oublier!

 

Deux raisons à cela. Pour commencer, contrairement au nazisme, les crimes commis par les régimes communistes n'ont été condamnés par aucun tribunal international. Enfin, l'extrême gauche européenne et française participe encore à de nombreux gouvernements et voit d'un mauvais oeil une proposition de loi qui l'obligerait à se remettre en cause. En effet, jusqu'à présent les communistes refusent toujours de s'interroger sur les raisons qui ont conduit tous les régimes communistes sans exception à la barbarie. Alors qu'en 1979 G.Marchais parlait du bilan globalement positif de l'URSS, le PCF renie aujourd'hui ses anciens liens avec l'URSS et affirme que "le stalinisme est une perversion terrible d'un idéal communiste". Pourtant, les archives des ex-républiques communistes nous prouvent que Staline n'est pas seul en cause. Tous les régimes et tous les dirigeants communistes se sont rendus responsables de violations des droits de l'homme.

 

Le bilan du communisme peut s'apprécier à plusieurs niveaux. Économiquement, les pays d'Europe de l'est ont pris un retard considérable sur l'ouest. Aujourd'hui, la Corée du Nord et Cuba sont au bord de la faillite. Le communisme est également responsable de la destruction du patrimoine historique de la Russie et de la Chine durant la révolution dite culturelle. Cependant, tout cela n'est rien à côté de la tragédie humaine.

 

Dès sa prise du pouvoir en 1917, Lénine, assisté de Trotsky, instaura un régime de terreur pour conserver le pouvoir contre la majorité de la population russe et pour installer durablement un régime communiste en exterminant toute résistance. Lénine déclarait: "Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession".

 

La famine a été le moyen le plus efficace d'extermination des classes bourgeoises. Le monopole de la production et de la distribution de nourriture qu'impliquait la collectivisation des moyens de production permettait aux régimes communistes d'utiliser la faim comme une arme. Pour Trotsky, "L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau: qui n'obéit pas ne mange pas.". 7 millions d'ukrainiens et 1 million de Cambodgiens, soupçonnés d'être des ennemis du communisme, ont été victimes de ce "nouveau principe".

 

Enfin, à partir de 1918, les opposants politiques étaient déportés dans des goulags, comme les camps des îles Solovki. Pour Trotsky, la bourgeoisie était "une classe vouée à périr". L'utilisation de camps de concentration (goulag ou laogaï) pour exterminer les opposants et les catégories de personnes considérées comme non désirables dans le nouvel ordre établi est un des points communs entre le communisme et le nazisme. Ces deux régimes sont les seuls à avoir mis en place un système industriel de coercition et d'extermination. La participation de l'URSS à l'effort de guerre contre le IIIeme Reich à partir de 1942 ne doit pas faire illusion. Le communisme n'est pas le contraire du fascisme! Les régimes communistes ne se battaient pas pour la démocratie, mais pour le communisme comme les pays d'Europe de l'est ont hélas pu le constater après 1945. Le contraire du fascisme et du communisme, c'est la démocratie!

 

Pour certains, l'amalgame avec le nazisme ne doit pas être fait dans la mesure où le communisme serait basé sur des principes généreux. C'est en réalité tout le contraire! Le communisme s'est avéré plus dangereux que le nazisme parce que justement il a conduit à la barbarie en prônant des valeurs humaines. Derrière la générosité se cache la division de la société en classe, la dictature du prolétariat et l'idée que l'individu et ses libertés peuvent être sacrifiés dans l'intérêt de la collectivité. Ces principes sont contraires à la tradition du libéralisme politique et ont toujours et partout conduit au désastre. A l'heure où les extrémismes sont de retour, une condamnation officielle par l'assemblée nationale des crimes des régimes communistes ne serait pas inutile pour mettre en garde les générations futures et rendre justice aux familles de victimes venues trouver refuge en France.

 

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http://www.PetitionOnline.com/comhistx/petition.html

En Janvier 2006, la résolution 1481 du Conseil de l'Europe condamnait officiellement les crimes commis par "les régimes communistes totalitaires". Suite à cette résolution, un groupe de députés a présenté une proposition de loi visant à établir une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes.

 

Les crimes des régimes communistes sont encore trop souvent banalisés et ignorés par les français. Pourtant, au XXeme siècle, tous les régimes communistes sans aucune exception ont violé les principes de la démocratie parlementaire et des droits de l'homme. Ces régimes pratiquaient la déportation, la torture, la terreur et les assassinats collectifs par la famine ou le travail forcé dans des camps de concentration. De l'URSS, à la Corée du Nord, en passant par la Chine, les régimes communistes sont responsables de 85 millions de morts.

 

Ces crimes ne sont pas le fruit du hasard, mais de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. Pour Marx "les droits de l'homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise". Cette idéologie a motivé de nombreuses violations des libertés individuelles, ainsi que l'extermination des groupes d'individus considérés comme hostiles aux régimes communistes.

 

Contrairement au régime national¬socialiste, les régimes communistes n'ont pas été jugés et condamnés par un tribunal international. Par ailleurs, des partis politiques qui étaient proches de l'URSS il y a plusieurs décennies participent aujourd'hui à des gouvernements. Ceci explique sans doute la tolérance des français à l'égard des régimes communistes.

 

La banalisation des crimes commis par les régimes communistes est un danger pour les générations futures et une atteinte à la dignité des familles de victimes qui sont venues trouver refuge en France. La condamnation de tous les crimes est un élément indispensable à l'éducation des futurs citoyens.

 

Par conséquent, nous, soussignés, demandons aux candidats aux élections présidentielles et législatives de s'engager en faveur de l'établissement d'une journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes.

 

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Citations

Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. Salvador Allende

On ne peut pas être à la fois communiste, intelligent et honnête - Raymon Aron

L'économie socialiste ne garantit ni la démocratie ni la liberté individuelle. J'ai eu l'idée naïve qu'en l'absence de e capitaliste, il n'y aurait aucun intérêt à l'exploitation d'une e par une autre. Il était devenu évident que cette vision n'était pas vraisemblable. Le défaut le plus grave était la possibilité que le socialisme, en concentrant le contrôle de l'économie dans l'appareil d'Etat, facilitât l'autoritarisme ou même le rendît inévitable. - Kenneth Arrow

Je conviens sans nulle difficulté que la politique de l'Etat soviétique est conduite par un homme extraordinaire. Staline est un homme de génie. Il est génial par ses dimensions, par sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins. - Léon Blum

L'humanisme de Staline était profond, lucide, réaliste, et avant tout imprégné de véritable bonté, au sens plein de ce mot. - Marcel Cachin

Le marxisme ne peut fabriquer que des esclaves. - Albert Camus

Le multipartisme est une multicochonnerie. - Fidel Castro

Si le communisme ne devait pas conduire à la création d'un homme nouveau, il n'aurait aucun sens - Ernesto Che Guevara

Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour. - Paul Eluard

La faiblesse des démocraties dans les sociétés post-communistes ne vient pas de ce qui s'est passé avant leur entrée dans le communisme. Le fait fondamental a été la suppression de l'économie de marché, suppression qui détruit les rapports entre les hommes. Le communisme était fondé sur la passivité de la société. Il arrive à l'humanité de s'engager dans des voies sans issues: le communisme était l'une d'elles. Bronislaw Geremek   

C'est commettre une erreur sur la nature des partis communistes que de les considérer comme des partis semblables aux autres. Aux voix que l'électoralisme permet d'engranger, les communistes préfèrent l'influence que leur gagne le noyautage des administrations. Ils appellent de leurs vœux une politique d'étatisation, de nationalisation et de dirigisme qui les met à même de s'introduire dans la bureaucratie nouvelle. - René Gillouin

Le Parti n'a pas raison parce que la doctrine est vraie, la doctrine est vraie parce que le Parti a toujours raison. - Etienne Gilson

Il y a plus de choses qui nous lient au communisme que des choses qui nous en séparent dit-il un jour à Hermann Rauschning. Il y a par-dessus tout le sentiment révolutionnaire. J’en ai toujours tenu compte et j’ai donné des ordre pour que les anciens communistes soient admis au Parti aussitôt. Le social-démocrate et le syndicaliste petit-bourgeois ne seront jamais nationaux-socialistes, mais le communiste le sera toujours. - Adolphe Hitler

Nous nous situons complètement dans le prolongement de Marx - Robert Hue (PCF)

Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession - Lénine

En détruisant l'économie paysanne attardée, la famine nous rapproche objectivement de notre but final, le socialisme - Lénine

La liberté de critique est la liberté de l'opportunisme, c'est la liberté de transformer le parti en un parti démocratique réformiste, la liberté de faire pénétrer dans le socialisme les idées bourgeoises et les éléments bourgeois. La fameuse liberté de critique signifie éclectisme et absence de principes. - Lénine

Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise - Lénine

L'Etat...c'est nous - Lénine

Nous devons tuer tous ces éléments réactionnaires qui méritent d'être tués - Mao

Chaque communiste doit assimiler cette vérité: le pouvoir est au bout du fusil - Mao

Le bilan global de ces soixante et un ans est positif. Le goulag? A supposer qu'il existe... - Georges Marchais (PCF - 1978)

Le soviétisme a supprimé l'exploitation de l'homme par l'homme, a résolu des problèmes contre la faim, l'analphabétisation et le sous-développement - Georges Marchais (1989)

Observons le Juif de tous les jours, le Juif ordinaire et non celui du sabbat. Ne cherchons point le mystère du Juif dans sa religion, mais le mystère de sa religion dans le Juif réel. Quelle est donc la base mondaine du judaïsme ? C'est le besoin pratique, l'égoïsme. Quel est le culte mondain du Juif ? C'est le trafic. Quelle est la divinité mondaine du Juif  ? C'est l'argent. - Karl Marx

Cette ordure de correspondant berlinois [...] est un youpin du nom de Meier... - Karl Marx

Cette demoiselle [...] est la créature la plus laide [...], une affreuse tête de juive. - Karl Marx

Il y a ici beaucoup de juifs et de puces. - Karl Marx

Ce négro-juif de Lassalle [...] ses cheveux le prouvent, il descend de nègres... - Karl Marx

Avant tout, nous constatons que les droits dits de l’homme, les droits de l’homme par opposition aux droits du citoyen, ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la collectivité. - Karl Marx

Il n'y a qu'une façon de tuer le capitalisme: des impôts, des impôts et toujours des impôts - Karl Marx

Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général. - Karl Marx

Marx [...] notre maitre immortel à tous - Benito Mussolini

Nous avons été les premiers à affirmer que plus les formes de civilisation sont compliquées, plus la liberté individuelle doit être restreinte. - Benito Mussolini

Vous le savez, traiter quelqu'un de menteur est une accusation rude, et la personne concernée réagit en général avec vivacité quand sa franchise est ainsi mise en question. Mais qualifier un communiste de menteur est quelque chose de relativement frustrant. Pouvez-vous insulter un porc en le traitant de porc? Les communistes ne sont pas tenus par nos règles morales. Ils disent que tout crime, y compris le mensonge, est moral s'il permet de faire avancer la cause du socialisme. C'est Karl Marx tel qu'interprété par Lénine. - Ronald Reagan

A la question: "Les ouvriers peuvent-ils gouverner l'État ?", Lénine répondit un jour: "Tous les gens pratiques savent que ce sont des fables." Il affirme respecter la volonté des masses et la démocratie, mais dissout par un coup de force l'Assemblée constituante, en janvier 1918, parce que les masses n'y ont élu qu'un quart de députés bolcheviques. - Jean-François Revel 

Tout gouvernement révolutionnaire exerce la tyrannie en se prétendant dépositaire d'une volonté générale qui, si elle pouvait se manifester, le renverserait, et qui le fait, d'ailleurs, dès qu'elle le peut. - Jean-François Revel 

Les révolutionnaires sont toujours contre l'État jusqu'à ce qu'ils s'en soient emparés, puis pour l'État total après leur conquête du pouvoir. S'ils échouent dans cette conquête, ce qui fut le cas, ils se réfugient souvent dans le terrorisme, qui procède de la logique jacobino-bolchevique: une minorité se conçoit et se sacre majorité par l'imagination, et entend imposer par la violence ses vues à la vrai majorité. Comme celle-ci n'en veut nullement, la majorité imaginaire croit alors devoir agir par la terreur sur la majorité réelle. La seule différence est que les communistes agissent contre la démocratie du dedans de l'appareil d'État, et les terroristes en dehors de lui. Mais les uns et les autres sont des totalitaires parce que des révolutionnaires. - Jean-François Revel

Nous ne souhaitons pas nier que le 19 juillet (1936) ait apporté une explosions de passions et de violences, mais c'est là un phénomène naturel dans le cadre du transfert de pouvoir des mains d'une élite de privilégiés au peuple. Il est possible que notre victoire ait pour conséquence la mort violente de quatre ou cinq mille Catalans répertoriés de droite ou liés à la réaction politique et ecclésiastique. Mais une telle effusion de sang n'est rien d'autre que l'inévitable conséquence de la Révolution, laquelle en dépit de toutes les barrières se répandra comme un flot indompté en dévastant tout sur son passage jusqu'à ce qu'elle perde progressivement son impulsion. - Diego Abad de Santillan

Tout anti-communiste est un chien ! - Jean-Paul Sartre

La première chose que vous avez à faire, c'est de supprimer la presse contre-révolutionnaire. - Jean-Paul Sartre

La pauvreté  et les  souffrances ne  sont pas  les conséquences  de la libéralisation mais l'héritage  de la  gestion communiste  qui a ruiné l'économie, endetté la nation, détruit l'esprit d'entreprise. L'absurdité  des  accusations  portées  contre  la  libéralisation  se nourrit d'une comparaison  entre le Libéralisme  réel et un socialisme idéal. L'ouverture au marché ne  va-t-elle pas conduire au déferlement  des  inégalités  ?  Comme  si   les  régimes  antérieurs  avaient  été véritablement démocratiques,  socialistes et  justes. En  réalité, ils n'étaient pas démocratiques  mais policiers,  cela chacun  le sait, et ils étaient  profondément injustes,  ce  qui se  dit moins.  L'une des injustices  les  plus  choquantes   était  l'accès  inégal  aux  soins médicaux, aux médicaments,  aux hôpitaux.  Combien de  Polonais ont vu mourir un enfant, un proche parent, faute de soins élémentaires et de médicaments simples, ceux-ci  étant réservés aux  dignitaires du Parti dans des  hôpitaux spéciaux  gardés comme  des bases militaires ? Une infranchissable frontière a  toujours séparé dans  le monde socialiste la nomenklatura et le peuple. - Guy Sorman

Pourtant, si misérable fut-il, le Welfare State polonais donnait à la plus grande  partie de  la population  un emploi  et une apparence de sécurité. Mais  c'est parce  qu'il  les enfermait  dans la  misère: un "travailleur"  polonais  percevait  moins  de  l'État  employeur qu'un chômeur  occidental  ne  reçoit  de  l'État  garant  de  la protection sociale. Même les acquis les mieux reconnus du socialisme n'existent pas, les locaux scolaires sont si insuffisants que les enfants fréquentaient l'école quatre heures par jour, à tour de rôle. Après 70 ans de socialisme. - Guy Sorman

Dans un pays ou l'Etat est le seul employeur, toute opposition signifie mort par inanition. L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau: qui n'obéit pas ne mange pas. - Léon Trotsky

Classe (la bourgeoisie) vouée à périr - Léon Trotsky

L'Etat ouvrier se considère en droit d'envoyer tout travailleur là où son travail est nécessaire. Et pas un socialiste sérieux ne viendra dénier au gouvernement le droit de mettre la main sur le travailleur qui refusera d'exécuter la tâche qu'on lui a dévolue. - Léon Trotsky

C'est la guillotine, cette remarquable invention de la grande révolution française, qui a pour avantage reconnu celui de raccourcir un homme d'une tête, qui sera prête pour nos ennemis. - Léon Trotsky

L'histoire n'a trouvé jusqu'ici d'autres moyens de faire avancer l'humanité qu'en opposant toujours la violence conservatrice des classes condamnées à la violence révolutionnaire de la classe progressiste - Léon Trotsky 

La calomnie ne peut être une force que si elle correspond à un besoin historique - Léon Trotsky

La meilleure place, pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, c'est le camp de concentration. - Léon Trotsky

La loi n'est pas faite pour protéger l'individu contre l'Etat, mais pour protéger l'Etat contre l'individu. - Adrei Vychinski

Des quelques cent millions d'hommes que compte la population de la Russie soviétique, il nous faut en gagner quatre-ving-dix à notre cause. Nous n'avons pas à parler avec les autres, nous devons les exterminer. - Grigory Zinoviev

Une de l'Humanité, organe du Parti Communiste Français, lors de la mort de Staline: 

Staline6dx

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21 septembre 2006

Economie dirigée et démocratie

Le libéralisme économique et le libéralisme politique sont de même essence, ils sont issus du même tronc et entrèrent solidairement dans l'histoire. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle qu'on commença à admettre que le libéralisme politique et la démocratie pourraient, à la longue, s'allier utilement avec l'interventionnisme de l'État en matière économique. Cette conception est actuellement en honneur dans l'Europe occidentale et aux États-Unis. Elle est à l'origine de la confusion de toutes les notions politiques et économiques.

Nul ne contestera que, dans ces dernières décades, le discrédit du libéralisme économique est allé du même pas que le discrédit du parlementarisme et la limitation des droits des citoyens. La Russie soviétique, qui fut la première à rejeter le libéralisme économique, a également été la première à proclamer la dictature, à qualifier le parlementarisme et la liberté de « préjugés bourgeois », et à supprimer toutes les institutions destinées à protéger l'individu contre l'arbitraire du pouvoir. Aucun autre État n'a poussé aussi loin la suppression de la propriété privée et le despotisme des tenants du pouvoir. Cependant, d'autres États ont suivi l'exemple de la Russie, moins complètement, il est vrai, et surtout, avec moins de cruauté. D'année en année, la dictature gagne du terrain et s'affaiblissent le parlementarisme et la démocratie. Il n'y a pas longtemps encore, des Anglais affirmaient que l'Europe occidentale, et les États créés par elle au-delà des mers, étaient immunisés contre toutes les tendances autoritaires. Ils étaient convaincus que les peuples qui ont créé la civilisation moderne ne renonceraient jamais aux éléments essentiels de cette civilisation, qui sont : le gouvernement représentatif et les droits politiques des citoyens. Et voici qu'aujourd'hui le système parlementaire est dangereusement compromis en France, qu'en Angleterre, le pays de l'Habeas Corpus, la dictature a des partisans, et qu'aux États-Unis, un écrivain de renom, Sinclair Lewis, croit devoir mettre ses concitoyens en garde contre les dangers qui menacent leurs libertés. Ces dernières années, notamment, enregistrent, d'une part, les victoires ininterrompues de l'interventionnisme, et, de l'autre, les progrès constants de la dictature. Cette simultanéité, serait-elle l'effet du hasard, ou bien, y aurait-il, à la base, quelque rapport organique ? L'économie échangiste, basée sur la propriété privée des moyens de production, est la démocratie appliquée à l'économie. Chaque sou représente un bulletin de vote. Ce sont les consommateurs qui dirigent le mécanisme de ce système, soit qu'ils achètent, ou qu'ils s'abstiennent d'acheter. Les producteurs et les capitalistes sont obligés de se conformer aux exigences du marché. Au cas où ils sont incapables d'y satisfaire aux meilleures conditions, ils sont au-dessous de leurs affaires et finalement — au cas où ils n'y remédient pas à temps — ils se trouvent évincés de leur situation privilégiée et relégués sur un plan où ils ne disposent plus des moyens de production et sont, par conséquent, incapables de nuire. C'est le marché qui choisit les producteurs et les capitalistes, il les enrichit, et, au cas où ils ne savent pas s'adapter aux exigences des consommateurs, il les ruine et les écarte. Il est vrai que, sur le marché, le suffrage, bien qu'universel, n'est pas égal : le riche y dispose de plus de voix que le pauvre. Mais cette supériorité est elle-même déjà la conséquence d'un suffrage. Elle n'est acquise et conservée que grâce à une utilisation des moyens de production qui réponde aux exigences des consommateurs. Dans un système capitaliste que rien ne bride, l'appartenance à l'élite du monde des affaires est le résultat d'un plébiscite des consommateurs spontané et quotidiennement renouvelé, lequel confère un mandat impératif et toujours révocable. La propriété foncière provenant d'une époque antérieure à l'ère capitaliste est, elle aussi, soumise à ce régime.

A ce caractère démocratique de l'économie correspond, dans la structure de l'État, la démocratie politique. De même que le citoyen, en sa qualité de consommateur, décide qui dirigera la production conformément à ses besoins, et de même qu'il remplacera par d'autres hommes les producteurs et les capitalistes qui ne répondent pas à ses exigences, ainsi également l'électeur a le pouvoir d'écarter les chefs politiques qui veulent le conduire là où il ne veut pas aller, et de les remplacer par d'autres. De même que le marché libre veille à ce que la production satisfasse aux désirs des consommateurs, ainsi également la constitution démocratique veille à ce que le pouvoir exécutif soit exercé conformément aux idéals politiques des électeurs.

Mais voici que la démocratie politique s'est prononcée contre la démocratie économique. Qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, il est indéniable qu'aujourd'hui l'opinion publique tend à remplacer l'économie échangiste capitaliste par un système où ce n'est plus le jeu des échanges, mais l'intervention du pouvoir qui règle la production et la répartition. Pour employer un slogan d'origine marxiste, nous dirons qu'on en a assez de « l'anarchie de la production », c'est-à-dire du manque d'autorité, de la liberté du marché. On s'enthousiasme pour l'interventionnisme, l'étatisme, la socialisation. Les résultats de toutes les élections prouvent à nouveau que les masses ne veulent plus du capitalisme, mais de l'économie dirigée.

L'insoluble contradiction de la politique des partis de gauche en Angleterre, en France et aux États-Unis est qu'ils s'adonnent à l'économie dirigée, sans se rendre compte que, par là, ils préparent les voies à la dictature et à la suppression des droits civiques. La confusion de toutes les notions est arrivée à ce point qu'ils se proposent de sauver la démocratie avec l'aide des soviets. En revanche, les partisans des dictatures dites fascistes ont clairement reconnu et exprimé que l'organisation démocratique et la liberté individuelle sont un non-sens dans un État dont le gouvernement dirige l'économie. Ils argumentent comme suit : Si le paysan n'est plus libre de cultiver sa terre comme il l'entend ni de disposer des produits du sol, si le fabricant n'a plus le droit de diriger son entreprise à son idée, alors il ne peut pas non plus être question pour l'écrivain, l'artiste, le savant de travailler en suivant ses vues particulières. Lorsque la vie économique est toute aux mains de l'autorité, il lui est loisible d'empêcher la publication de toutes les productions de l'esprit qui la gênent, de supprimer l'exercice de tous les cultes qu'elle n'approuve pas. Même l'affirmation expresse de la liberté de conscience et du libre examen est alors inopérante. La puissance de l'État totalitaire est telle qu'il peut, sans faire d'éclat, priver tout non-conformiste de toute possibilité d'activité.

Le système du contrôle des changes ne peut jamais atteindre son but qu'il se propose. Son utilité comme mesure de politique monétaire est nulle. En revanche, partout où il est strictement appliqué, il entraîne non seulement la nationalisation du commerce extérieur et de toutes les relations économiques avec l'étranger, mais il exerce également son emprise sur la liberté personnelle du citoyen. Veut-on se rendre à l'étranger, ou lire des publications étrangères, on ne peut le faire que dans la mesure où les autorités chargées du contrôle des changes accordent les devises nécessaires. Le planisme en matière de production du papier et de son emploi en imprimerie a pour conséquence que, seuls, peuvent paraître les livres et les journaux approuvés par les pouvoirs publics. Dans l'État totalitaire, l'activité créatrice n'est permise qu'aux penseurs, poètes, artistes docilement soumis aux vues de l'autorité. La puissance que l'économie dirigée met aux mains des hommes chargés de son application est telle que l'importance de toutes les institutions démocratiques et les droits civiques en sont annihilés. Il faut s'en rendre compte : le monde a le choix entre la démocratie politique et le système économique basé sur la propriété privée, d'une part, et, de l'autre, l'économie dirigée et la dictature. La démocratie et l'économie dirigée sont inconciliables.

Ludwig Von Mises - 1938

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